Réponse rapide : Le De Sphaera était un bref manuel d'introduction écrit vers 1230 par Johannes de Sacrobosco, un érudit de l'Université de Paris. Il décrivait le cosmos géocentrique et ptolémaïque ainsi que la géométrie de la sphère céleste, et il devint le texte d'astronomie de référence dans les universités européennes pendant environ 400 ans. Parce qu'il enseignait le zodiaque, l'écliptique et la sphère céleste, il fournissait la carte commune sur laquelle l'astrologie s'appuyait elle aussi.

Si un étudiant médiéval voulait comprendre la forme des cieux, il y avait un livre que presque tout le monde lisait en premier. Le Tractatus de Sphaera, écrit par Johannes de Sacrobosco, était court, clair et étonnamment durable. Pendant des siècles, il a donné à l'Europe un langage commun pour parler du ciel, et ce langage sous-tendait à la fois l'astronomie et l'astrologie.
Qui était Sacrobosco ?
Johannes de Sacrobosco, parfois appelé John of Holywood, vécut approximativement de 1195 à 1256. C'était un érudit qui enseignait à l'Université de Paris, alors l'un des grands centres du savoir de la chrétienté.
Aujourd'hui, nous le connaissons surtout par ses écrits plutôt que par sa vie. Son œuvre la plus célèbre, le Tractatus de Sphaera, ou Traité de la sphère du monde, fut composée vers 1230 comme une brève introduction à la structure du cosmos. Elle s'adressait aux débutants, et c'était précisément sa force.
Le cosmos qu'il décrivait
Le De Sphaera exposait l'univers géocentrique et ptolémaïque que les Européens instruits tenaient pour acquis. Au centre se trouvait une Terre sphérique et immobile. Autour d'elle étaient emboîtées les sphères célestes des sept planètes, puis la sphère des étoiles fixes, et au-delà le primum mobile, le premier moteur qui entraînait l'ensemble du système dans sa rotation quotidienne.
Ce n'était ni une vision marginale ni une théorie privée. C'était le modèle standard des cieux, et Sacrobosco le présentait assez clairement pour qu'un étudiant pût garder en tête toute la structure. Le livre transformait un cosmos abstrait en quelque chose d'ordonné et d'enseignable.
La géométrie du ciel
Une grande partie du De Sphaera traite de la géométrie de la sphère céleste, le cadre dont tout étudiant des cieux avait besoin. Il décrit la ceinture du zodiaque et l'écliptique, l'équateur céleste et l'horizon. Il explique le lever et le coucher des signes, les climats ou zones de la Terre habitée, et la cause des éclipses.
Sacrobosco soutenait aussi, avec soin, que la Terre est une sphère. Il faisait remarquer comment un navire disparaît coque la première à mesure qu'il franchit l'horizon, et comment l'ombre de la Terre sur la Lune lors d'une éclipse lunaire est toujours courbe. C'étaient des observations qu'un lecteur pouvait vérifier, et elles donnaient à la géométrie un caractère concret plutôt qu'imposé.
Pourquoi cela importait à l'astrologie
Le De Sphaera n'était pas lui-même un livre d'astrologie. Il ne dressait aucun horoscope et ne traçait aucune carte. Pourtant il était indispensable à quiconque voulait apprendre la pratique, car il enseignait la carte de base que l'astrologie présupposait.
Le zodiaque, l'écliptique, la sphère céleste, le lever et le coucher des signes : ce sont les coordonnées à l'intérieur desquelles se construit toute interprétation astrologique. Avant qu'un étudiant pût placer les planètes dans les maisons ou les signes, il lui fallait comprendre la géométrie du ciel lui-même. Cette même géométrie sous-tend le thème astral gratuit moderne, qui cartographie encore les planètes par rapport à l'écliptique et à l'horizon. Le De Sphaera était la grammaire cosmologique commune qui se trouvait sous toute la tradition.
Quatre siècles d'impression
Peu de manuels ont jamais connu une vie aussi longue. Le De Sphaera fut le texte d'astronomie et de cosmologie de référence dans les universités européennes du XIIIe au XVIIe siècle, soit environ 400 ans. Il survit dans des centaines de manuscrits, et après l'arrivée de l'imprimerie il parut en de nombreuses éditions, souvent accompagnées de commentaires, dont l'un de Christopher Clavius.
Il fut imprimé pour la première fois en 1472, très tôt dans l'histoire du livre imprimé. Une célèbre édition illustrée vit le jour chez Erhard Ratdolt à Venise en 1485, avec ses gravures sur bois et une sphère armillaire. Ces images contribuèrent à fixer l'image médiévale des cieux dans l'imaginaire européen pendant des générations. Pour en savoir plus sur les hommes et les idées derrière l'astrologie classique, consultez le blog AstroAk.
Foire aux questions
Qui a écrit le De Sphaera et quand ?
Johannes de Sacrobosco, aussi appelé John of Holywood, écrivit le Tractatus de Sphaera vers 1230. C'était un érudit qui enseignait à l'Université de Paris et vécut approximativement de 1195 à 1256. Le livre était un bref manuel d'introduction sur la structure du cosmos.
Le De Sphaera était-il un livre d'astrologie ?
Non, le De Sphaera était un manuel d'astronomie et de cosmologie, pas d'astrologie. Il ne dressait pas d'horoscopes. Mais il enseignait le zodiaque, l'écliptique et la géométrie de la sphère céleste, la carte commune sur laquelle l'astrologie s'appuyait elle aussi, de sorte que les étudiants en astrologie en dépendaient.
Pourquoi le De Sphaera était-il si important ?
Il devint le manuel d'astronomie et de cosmologie de référence dans les universités européennes pendant environ 400 ans, du XIIIe au XVIIe siècle. Il survit dans des centaines de manuscrits et de nombreuses éditions imprimées, la première en 1472 et une célèbre édition illustrée par Erhard Ratdolt en 1485. Pendant des siècles, il a donné à l'Europe un langage commun pour parler des cieux.
